La banque d'un monde qui change
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L’angoisse n’est pas un bon moteur

Michel Debloos, administrateur de Thai Café, se pose les bonnes questions pour amorcer un renouveau.

Chez Thai Café, vous pouvez commander, emporter ou vous faire livrer toute la journée. Rien n’a changé et les clients sont toujours bien présents à Bruxelles, Charleroi ou Mons. Mais la cuisine d’Orient est appelée à se déguster aussi sur place dans une ambiance détendue. Comptez sur Michel Debloos pour bousculer positivement les habitudes.

La tempête Circulation fluide

« Nos services à emporter et livraison existent depuis toujours et nous avons eu la chance de pouvoir les poursuivre. Passé les peurs des clients les premiers jours, nos ventes ont ensuite repris normalement. Bien sûr, le service en salle était à l’arrêt, une perte pour une bonne part de notre chiffre d’affaires.

Par ailleurs, le confinement a rimé avec plus de facilité et de mobilité, ce qui a permis de livrer dans de meilleurs délais. Il faut savoir que nous faisons l’essentiel de nos livraisons nous-mêmes.

Il y a eu beaucoup de choses à régler concernant les 250 employés. Mais, oserai-je l’avouer ? Je ne suis pas de nature angoissée. Quand un problème survient, il faut l’affronter. Et cette épidémie n’a pas été une énorme surprise pour moi. »

La bouée (de sauvetage) Des aides bienvenues et concrètes

« Dès les premiers jours, j’ai été en contact avec le gestionnaire de ma banque. À partir du moment où un certain nombre de mesures gouvernementales ont été décidées, je me devais, en tant qu’entrepreneur, d’être au courant des possibilités et ma banque m’a bien aidé à y voir plus clair.

Même si nous avons eu la chance de pouvoir continuer à travailler, la trésorerie de mars a été plutôt délicate et nous avons été satisfaits de pouvoir bénéficier du report de certains remboursements de crédits.

Nous attendons également un crédit de caisse temporaire qui sera bienvenu afin de poursuivre le redémarrage de l’activité Dine IN des restaurants, et ainsi pouvoir remettre au travail quelques-uns de nos collaborateurs se trouvant dans une situation délicate. »

Ma banque m’a bien aidé à y voir plus clair.

L’horizon Vivre avec son temps

« Rouvrir les restaurants suscite de nombreuses questions. J’espère générer un chiffre d’affaires en salles et en terrasses de 50% en comparaison avec celui d’avant la crise.

Bien sûr, nos établissements vont poursuivre le service à emporter et livraison. Heureusement la cuisine asiatique s’y prête merveilleusement bien. Il faut écouter les craintes des clients et répondre à leurs attentes. Les restaurants apparaissent comme des lieux dangereux, mais il faut prendre le problème à l’envers et faire en sorte qu’ils redeviennent des endroits sûrs et conviviaux !

Cela passera nécessairement par une réponse technologique globale, digne de 2020 et non pas archaïque, ainsi que par la multiplication des tests et du traçage. »

L’expérience La nature renaît

« L’angoisse est un sentiment inutile. Le confinement a aussi eu ses vertus et nous pouvons l’observer aujourd’hui de façon spectaculaire.

C’est réjouissant de voir comment la nature a repris ses droits en à peine quelques mois : des eaux plus propres un peu partout, le chant des oiseaux dans les villes ; j’ai même vu passer des hirondelles au-dessus de chez moi à Bruxelles.

Cette crise permettra peut-être un rééquilibrage des choses, aussi du point de vue économique. J’ose aussi espérer un peu moins de cynisme de la part de certains grands dirigeants du monde… »

Commander les saveurs de la cuisine thaï, c’est simple comme un clic.

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