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La voiture et ses alternatives écologiques

Que devez-vous savoir avant d’acheter une voiture neuve ou d’occasion ? Vous hésitez entre une voiture électrique, hybride ou thermique ? Et le leasing, y avez-vous pensé ? Avantages, inconvénients, coûts… Retrouvez ici tout ce que vous devez considérer avant de vous installer au volant de votre nouveau véhicule.

Attention: emprunter de l'argent coûte aussi de l'argent.

Avantages, inconvénients et coûts à envisager, tout ce que vous devez savoir avant de mettre le contact.

Les Belges et la voiture A-t-elle encore la cote chez nous ?

La voiture a-t-elle encore la cote en Belgique ?

Au 1er août 2020, la Belgique comptabilisait 5 888 589 voitures particulières. Une légère baisse (0,01 %) par rapport à 2019 qui mérite d’être soulignée, puisque la tendance était à l’augmentation ces dix dernières années. Les véhicules à essence représentent 48,3 % du parc des voitures personnelles contre 47,8 % pour le diesel. Loin derrière, les voitures écologiques accélèrent. Les hybrides représentent 2,6 % du total des véhicules immatriculés, contre 0,4 % pour les électriques (23 983 sur nos routes, selon Statbel).

Si l’achat d’une voiture reste la tendance majeure au moment de choisir un moyen de transport, d’autres formes de mobilité émergent : le leasing privé et les voitures partagées. Le succès de ces dernières va grandissant, tandis que le leasing privé peine à émerger : avec 3 000 contrats en 2018, il faisait pâle figure à côté des 550 000 nouvelles voitures immatriculées dont près de la moitié étaient des voitures de société.

Source : Statbel

Voitures thermiques L’option « classique »

Avantages et inconvénients

La voiture classique, aujourd’hui appelée « voiture à moteur thermique » (pour la différencier des électriques et des hybrides), est toujours le moyen de transport le plus répandu en Belgique. Mais quels en sont les réels avantages et inconvénients ? Niveau prix, elle reste moins chère à l’achat que les véhicules écologiques. Il existe un plus large choix dans l’offre, qu’il s’agisse des modèles, des prix ou des marques, tant sur le marché du neuf que de l’occasion. Sans surprise, les voitures thermiques possèdent une meilleure autonomie que les voitures écologiques et faire le plein de carburant (diesel ou essence) reste moins contraignant et plus rapide que la recharge.

Face à ces avantages, reste à noter que la voiture thermique est aussi le moyen de transport individuel le plus polluant (rejet de CO2, d’oxydes d’azote, de particules fines...) et que sa mécanique nécessite des entretiens réguliers et coûteux. Sans oublier que les trajets en ville - souvent effectués sur de petites distances – ne laissent pas au moteur le temps de chauffer, avec pour conséquences plus de consommation et d’émissions. Ceci alors même que les constructeurs s’efforcent de réduire le taux de CO2 de leurs véhicules afin de s’aligner aux normes européennes.

Acheter : neuf ou d’occasion ?

Le prix reste le facteur déterminant dans le choix entre une voiture neuve ou d’occasion.

Une voiture neuve coûte cher et perd 40 % de sa valeur après deux ans. Mais ce ne sont pas les seuls paramètres à prendre en compte. Disponibilité, écologie, sécurité et plaisir sont aussi des critères clés. D’un autre côté avec une voiture neuve, vous avez des possibilités illimitées en matière de constructeurs, de types de voitures et de modèles, qui seront équipés des dernières nouveautés niveau confort et technologie. Mais pour du neuf, il faut être patient ! Les délais de livraison sont souvent très longs. Question assurance, à vous de choisir, que votre véhicule soit neuf ou d’occasion.

Un véhicule d’occasion semble moins cher, mais peut quant à lui s’avérer être un mauvais choix si la voiture comporte des vices cachés qui soulèveront des frais imprévus. Ces surprises déplaisantes sont cependant limitées par le contrôle technique obligatoire. Qui plus est, si vous achetez une voiture d’occasion dans un réseau professionnel, vous bénéficiez souvent d’une garantie. Notez que s’il s’agit à première vue d’un choix plus « écologique », une voiture d’occasion de plusieurs années ne pourra pas vous offrir les conditions optimales en termes de consommation et d’émission de CO2. Gardez également à l’esprit les changements incessants des législations liées aux normes environnementales : le risque d’interdiction de circulation dans certaines villes n’est pas négligeable.

À savoir avant l’achat

L’achat d’une voiture est une décision qui va mobiliser des ressources financières importantes. Pensez-y avant de vous précipiter vers la voiture de vos rêves et posez-vous les bonnes questions : en avez-vous vraiment besoin et quels usages allez-vous en faire ? Une fois votre décision prise, reste à déterminer le budget que vous pourrez y consacrer.

Quel coût et comment financer le véhicule ? Il existe deux façons de financer votre voiture, neuve ou d’occasion : économiser ou souscrire un prêt*. Avant de vous rendre chez le concessionnaire ou le particulier à qui vous achetez une voiture, faites le point sur vos finances et vos capacités de remboursement mensuel. Dans ce calcul, prenez également en compte les autres frais mensuels ou annuels fixes, comme l’assurance, la taxe de circulation, l’entretien, le parking, le carburant… L’institut de recherche Transport & Mobility Leuven a estimé le coût moyen mensuel d’une voiture classique à 400 €, comprenant l’achat, le carburant, les assurances, les taxes et l’entretien. Bien entendu, tout ceci dépendra de votre usage, des distances parcourues, de l’âge et de l’état de votre voiture, des accidents de parcours, du type de véhicule, ainsi que de votre apport au départ.

* Sous réserve d’acceptation de votre demande.

 

Voitures écologiques L’avenir en mouvement

La fin des idées reçues

Qui dit voiture écologique, dit impact plus léger sur l’environnement. Mais cet impact est-il plus lourd sur le portefeuille ? Si l’on prend tout en compte, pas vraiment. Bien entendu, le prix d’achat d’une voiture dite « écologique » est encore bien plus élevé que celui d’une voiture dite « classique », mais à l’usage, ces véhicules verts se révèlent moins onéreux. En cause, l’absence ou la réduction des dépenses en carburant, mais aussi le besoin quasi inexistant d’entretien dû à la réduction des éléments mécaniques. Sans oublier qu’elles perdent moins de valeur au moment de la revente et que vous pourrez profiter d’une fiscalité et de primes plus intéressantes. Tous ces véhicules verts ne se valant pas, voici donc, de manière plus détaillée, la « carte d’identité » des trois technologies à propulsions alternatives les plus répandues.

La voiture 100 % électrique

Comme son nom l’indique, ce véhicule dispose d’un moteur « 100 % électrique », alimenté par des batteries rechargeables (dont l’impact écologique, de la fabrication au recyclage, n’a pas un impact neutre sur l’environnement), qui ne nécessite pas de carburant fossile et ne rejette donc aucune émission polluante. Pour « faire le plein », on recharge les batteries, que ce soit à une borne, une prise courant domestique ou à une Wallbox à domicile.

Les véhicules 100 % électriques sont les plus « verts » vu qu’ils n’émettent pas de CO2, mais aussi les plus chers à l’achat. Un investissement qui offre de nombreux avantages : conduite reposante et silencieuse, accélération instantanée et soutenue grâce à l’absence de boite de vitesse et d’embrayage, possibilité de recharger à domicile, au bureau ou sur des bornes publiques. D’un autre côté, le réseau de bornes étant toujours assez peu développé en Belgique, surtout hors grandes villes, il faut disposer d’un garage ou d’un emplacement de parking privé à proximité d’une prise. Le stress lié à l’autonomie reste également un frein, puisqu’elle est assez limitée : entre 100 à 500 kilomètres en fonction du modèle. Concernant le temps de recharge, cela va dépendre du modèle mais aussi de la borne : comptez de 5 à 10 heures sur une prise courante, 4 à 6 avec une Wallbox, et 30 minutes avec une borne de recharge rapide en station-service. Ces voitures consomment plus sur l’autoroute qu’en ville, elles sont donc idéales pour les citadins qui effectuent de petits trajets.

L’hybride standard

Le véhicule hybride combine un moteur thermique (essence ou diesel) et un ou plusieurs moteur(s) électrique(s). Le moteur thermique reste le moteur principal du véhicule, soutenu par le moteur électrique au démarrage ou lors des fortes accélérations. On parle alors de « mild hybrids ». Les « full hybrides » peuvent rouler en mode « tout électrique » pour des durées relativement courtes. Les batteries se rechargent automatiquement au cours des phases de freinage et de décélération.

Bien que classifiées d’écologiques, les hybrides classiques restent moins respectueuses de l’environnement que les véhicules électriques ou Plug-in car la conduite 100 % électrique reste faisable, mais sur des distances minimes et à vitesses très réduites. Leur poids est aussi plus conséquent, ce qui peut rendre la conduite moins agréable et dans certains cas, on constate une réduction relativement importante de l’espace de chargement arrière au profit des batteries.

Le Plug-In Hybrid

Même principe qu’un véhicule hybride classique, mais ses batteries peuvent se recharger directement sur une prise de courant domestique ou via une borne. Ceci permet d’augmenter l’autonomie en conduite 100 % électrique et de diminuer encore la consommation et la pollution. Les hybrides Plug-Ins combinent le meilleur des deux mondes grâce à leurs deux types de moteurs et à leur autonomie comparable à celle d’un véhicule thermique. Elles restent cependant plus chères à l’achat que l’hybride classique, mais permettent une recharge à la maison. Elles consomment très peu sur de courtes distances ou en agglomération. La vitesse maximale en mode 100 % électrique reste basse : elle ne dépasse généralement pas 50 km/heure, et la distance que vous pourrez parcourir avec la seule batterie électrique demeure assez limitée, entre 20 et 50 km. Ces véhicules-ci sont sans doute la solution idéale pour ceux qui hésitent à passer aux voitures plus propres : l’électrique en ville, et le moteur thermique quand on a besoin de faire de plus longues distances.

CNG, PAC, GPL… Il existe encore d’autres alternatives sur le marché des voitures vertes, mais moins populaires sur nos routes. Il s’agit des moteurs au CNG (gaz naturel compressé), au biogaz, au GPL (gaz de pétrole liquéfié) ou encore les PAC, les véhicules à pile à combustible aussi appelés moteurs à hydrogène.

Quel budget ?

Le prix d’achat d’un véhicule vert est pour le moment toujours plus cher, à puissance et modèle équivalent, que celui d’un véhicule thermique. Mais il y a d’autres coûts à prendre en compte : les taxes, l’entretien, et bien sûr votre consommation. En moyenne, comptez un montant entre 20 000 € et 45 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique moyen de gamme. Pour les coûts, divers facteurs sont à analyser. Il y a peu d’entretien à prévoir et ces voitures vertes ont bien souvent une durée de vie plus longue. En Flandre, les propriétaires d’une voiture électrique ne paient pas de taxe de mise en circulation (TMC) ni de taxe de circulation. En Wallonie et à Bruxelles, la TMC s’élève à seulement 61,50 € et la taxe de circulation à 82,10 €. Pour ce qui est de la recharge, on estime le prix de l’électricité à environ 4 € aux 100 km (idem pour l’hybride rechargeable), montant qui grimpe à 10 € avec les voitures thermiques.

Voitures partagées Le carsharing, une tendance à la hausse ?

Le principe

Le carsharing ou autopartage, c’est ce nouveau mode de déplacement en voiture qui implique de partager ou utiliser un véhicule avec d’autres personnes. Vous empruntez alors cette voiture à une société de carsharing ou à un particulier. La société de carsharing met sa propre flotte à la disposition de ses clients ou de ses membres. Les coûts varient en fonction des kilomètres parcourus ou du temps pendant lequel vous utilisez le véhicule. Quand vous avez fini, vous restituez la voiture. Le carsharing entre particuliers concerne les propriétaires de voitures privées qui les mettent à votre disposition. Soit vous vous arrangez avec vos voisins et vous intervenez dans les frais fixes, soit vous passez par une plateforme sur laquelle se retrouvent les voitures de particuliers disponibles à la réservation.

Pour qui ?

Si vous estimez que les frais que génère l’acquisition d’un véhicule outrepassent l’usage que vous en feriez, renoncer à en acheter un est la solution la plus économique et écologique. Pour le savoir, faites l’inventaire de vos déplacements actuels. En règle générale, on considère que la voiture partagée est envisageable et rentable quand on roule moins de 10 000 km par an. Sur internet, il existe des simulateurs qui vous permettent d’évaluer ce que vous coûterait le carsharing et combien vous y gagneriez par rapport à votre voiture personnelle (frais fixes annuels compris).

Il faut aussi tenir compte de la composition de votre ménage et de votre localisation. Il est beaucoup plus facile d’utiliser le carsharing en tant que couple citadin qu’en tant que père ou mère de famille à la campagne, et il vous faudra souvent vous déplacer pour atteindre le véhicule que vous avez réservé. Sans oublier que la plupart de ces plateformes fonctionnent avec un déverrouillage au smartphone et des applications qui nécessitent une certaine aisance technologique.

L’intérêt ?

Il se mesure d’un point de vue financier, assurément. Vous ne payez que l’utilisation en fonction de la durée ou de la distance, et éventuellement les frais fixes avec les autres membres du quartier qui partagent la même voiture. Vous n’avez pas non plus à vous soucier de la paperasse, des assurances ou des entretiens. Dernier avantage et pas des moindres : les sociétés mettent généralement à disposition des véhicules récents et écologiques. En parlant d’écologie, le carsharing permet de libérer un nombre très important de places de parking, problème récurrent dans les grandes villes.

Leasing privé La location comme gage de facilité

Le principe

Le leasing était jusqu’à peu réservé aux voitures de société. Actuellement, le leasing privé ou « private lease » vous permet, contre une mensualité fixe, de « louer » une voiture d’une société de leasing pour une durée qui varie entre 36 et 60 mois.

Pour qui ? Si la difficulté du choix, les frais imprévus et les nombreuses incertitudes (fiscalité, zones de basse émission, etc.) liées à l’achat de votre propre véhicule vous rendent frileux, que le côté social et contraignant du carsharing vous angoisse, le leasing est peut être la solution, surtout si vous débutez en tant que conducteur. La seule chose qu’il faut bien garder en tête, c’est que ce véhicule ne vous appartiendra jamais.

Pourquoi c’est intéressant

Cette formule de location est très confortable puisqu’elle facilite la gestion du budget (mensualité fixe par mois) et réduit les contraintes administratives (immatriculation, taxes, assurances, entretiens, revente). Elle vous permet de rouler dans un véhicule récent, à jour avec les normes pollution, sans vous engager sur le long terme avec une motorisation risquée dès lors que la législation et la fiscalité changent très vite.

Faites tout de même attention : le kilométrage annuel autorisé est fixé dans le contrat. Si vous le dépassez, vous paierez un supplément salé. Vous devez également restituer le véhicule en bon état, sinon les frais risquent d’être importants, tout comme lors d’une résiliation anticipée.

Vous pensez changer prochainement de véhicule ?

Des solutions de financement dédiées aux véhicules écologiques existent.