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Comment fonctionne un prêt hypothécaire? 5 mots-clés

Banquiers, courtiers et notaires possèdent leur propre jargon. Voilà de quoi les comprendre et les utiliser.

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La quotité

C’est le rapport entre le capital emprunté et le prix d’achat du bien, exprimé en pour cent. Par exemple, si vous empruntez 160 000 euros pour une maison coûtant 200 000 euros, la quotité s’élève à 80 %. En règle générale, vous obtiendrez un taux d’intérêt plus intéressant si votre quotité ne dépasse pas 80 %.

L’offre de crédit

C’est le document dans lequel votre banque s’engage formellement à vous accorder un crédit hypothécaire. Une offre de crédit signée par la banque et l’emprunteur a valeur de contrat. L’offre de crédit reprend toutes les conditions essentielles, comme la durée, le taux d’intérêt, les réductions de taux et les coûts du crédit.

L’enregistrement hypothécaire

Imaginons que vous ayez contracté un emprunt de 200 000 euros pour l’achat d’un appartement. À un moment donné, vous éprouvez des difficultés financières et vous vous retrouvez dans l’impossibilité de rembourser votre crédit. Pour se prémunir de ce risque, la banque prend une hypothèque sur votre bien. Cela lui donne le droit de vendre votre bien au cas où vous ne respectez pas vos obligations de paiement. Votre bien devient par conséquent une garantie pour votre prêt. C’est le notaire qui inscrit l’hypothèque dans les registres du bureau régional des hypothèques.

Le TAEG

Le taux annuel effectif global, ou TAEG, en abrégé, traduit le coût total de votre crédit hypothécaire. Muni de ce taux, vous êtes en mesure de comparer objectivement les propositions de crédit des différentes banques. Le TAEG ne tient pas seulement compte du taux d’intérêt de votre crédit, mais aussi des frais de dossier, des primes des assurances liées au crédit (assurance habitation et assurance solde restant dû), des frais d’estimation et des frais d’exécution de l’acte de crédit.
Attention : les frais d’enregistrement et les frais de notaire pour l’achat de l’habitation ne sont pas repris dans le TAEG.

L’ouverture de crédit

Actuellement, les crédits habitation sont presque toujours conclus sous la forme d’une facilité de crédit. Dans le cas d’une pareille facilité, vous avez la possibilité de retirer le montant déjà remboursé sans devoir repasser par la case « frais de notaire ». Prenons un exemple concret : si vous empruntez 200 000 euros à un taux de 2 % sur 25 ans, après 10 ans, vous aurez remboursé environ 70 000 euros du capital. Si vous souhaitez effectuer des travaux de rénovation à ce moment, vous pouvez emprunter à nouveau cet argent dans le cadre de la facilité de crédit existante, cela vous évite de repasser devant le notaire.
Attention : un réemprunt nécessite un nouvel accord de la banque, qui fixera alors un nouveau taux d’intérêt et un remboursement supplémentaire.

Nouveaux projets, nouveaux crédits

Une nouvelle maison, une seconde résidence… Un nouveau projet à réaliser.